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Le Département de l’Hérault lutte contre les violences faites aux femmes

Date: 
21/11/2018

<h2><strong>LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, UN&nbsp;CONSTAT LOURD</strong></h2>

<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/WWvuPq_mej8" width="1140"></iframe></p>

<div>Les violences faites aux femmes prennent la forme de violences physiques, psychologiques, économiques, administratives, verbales, et peuvent se produire ponctuellement ou sur des périodes très longues. Parmis elles les violences au sein du couple restent un problème de société majeur qui touche toutes les catégories sociales et toutes les cultures. Elles sont définies par la loi comme des situations où les&nbsp;<strong>faits de violences</strong>&nbsp;sont récurrents, s’aggravent, s’accélèrent (phénomène de “la&nbsp;spirale”) et s’inscrivent dans un&nbsp;<strong>rapport de force</strong>&nbsp;dominant/dominé. L’auteur&nbsp;<strong>domine et prend le pouvoir</strong>, contrôle et détruit sa victime par ses propos et ses comportements. La victime vit dans un climat de peur et de tension permanent, provoquant en plus des séquelles&nbsp;physiques, des dégâts psychologiques importants : perte de l’estime de soi et de l’autonomie, culpabilité, isolement…</div>

<p>&nbsp;</p>

<ul>
<li>En 2016,&nbsp;<strong>123 femmes ont été tuées</strong>&nbsp;en France (un décès tous les 2,7 jours) par leur conjoint et/ou ex-conjoint ou&nbsp;leur partenaire non-officiel (petit ami, amant, relation épisodique…). <strong>25&nbsp;enfants mineurs ont été tués</strong>&nbsp;par un de leurs parents dans le cadre de violences au sein du couple.</li>
<li>On estime qu’en moyenne chaque année en France,&nbsp;<strong>225 000 femmes</strong>&nbsp;âgées de 18 à 75 ans&nbsp;<strong>sont victimes de violences conjugales</strong>&nbsp;dans ses formes les plus graves (violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint). Parmi elles, 19 % déclarent avoir déposé une plainte à la gendarmerie ou au commissariat de police suite à ces violences.&nbsp;</li>
<li><strong>1 jeune fille sur 5 en France&nbsp;</strong>a été insultée en ligne&nbsp;sur son apparence physique et 1 sur 6 a été confrontée à des cyberviolences à caractère sexuel par photos, vidéos ou textos.</li>
<li>Dans l’Hérault, 8 840 personnes ont été victimes de violences et conflits intrafamiliaux en 2016: 29% de ces faits de violence ont été perpétrés dans la&nbsp;sphère familiale et 22 % relèvent de violences conjugales. 80% des victimes sont des femmes.</li>
</ul>

<p>&nbsp;</p>

<p>Ces chiffres sous-estiment néanmoins le phénomène des violences dans notre société car la majorité des victimes <strong>ne déclarent pas les faits à la police ou à la gendarmerie.&nbsp;</strong>On constate cependant une <strong>meilleure révélation des faits aux forces de sécurité&nbsp;</strong>suite à l’affaire «&nbsp;Weinstein » et les mouvements anti-harcèlement qu'elle a déclenchés dans le monde entier.</p>

<p>&nbsp;</p>

<blockquote>
<p><strong>Femmes victimes de violences, qui contacter&nbsp;?</strong></p>

<p><strong>Le 39 19</strong>&nbsp;: numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences et à leur entourage. <strong>Appel anonyme et gratuit 7 jours sur 7</strong>, de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedis, dimanches et jours fériés.</p>

<p>En cas d<strong>’urgence</strong>&nbsp;: la police ou la gendarmerie, en composant le <strong>17 </strong>(ou le <strong>112</strong> d’un portable, appel gratuit).</p>

<p>La plateforme départementale d’écoute pour les femmes victimes de violences:&nbsp;<strong>04&nbsp;67&nbsp;58&nbsp;07&nbsp;03&nbsp;</strong>du lundi au vendredi de 12h à 17h (prix d’un appel local). Relais du numéro national 39 19 dans l’Hérault.</p>
</blockquote>

<p>&nbsp;</p>

<h2><strong>LE DEPARTEMENT, CHEF DE FILE DES SOLIDARITES, PROTEGE ET ACCOMPAGNE</strong></h2>

<p>&nbsp;</p>

<blockquote>
<div><strong>«<em>&nbsp;La lutte contre les violences faites aux femmes est une cause prioritaire.</em></strong>&nbsp;<em>Les récentes polémiques ont permis de révéler</em><em>&nbsp;des situations inacceptables et libérer une parole parfois enfouie profondément.</em></div>

<div><em>Conscient de l’urgence de la situation, j’ai à cœur de prolonger et renforcer l’action du Département avec la création de deux nouveaux dispositifs construits en partenariat avec l’Etat&nbsp;: la présence d’intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries, et l’ouverture d’un nouveau centre d’hébergement d’urgence à Béziers.</em></div>

<div><em>L’objectif est double&nbsp;: mettre à l’abri les femmes victimes de violences et leurs enfants, et surtout leur permettre de se reconstruire psychologiquement et socialement. C’est donc un accompagnement global et pluridisciplinaire que nous mettons en place avec nos partenaires&nbsp;</em>».</div>
</blockquote>

<p><strong>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Kléber MESQUIDA</strong></p>

<p><strong>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Président du Département de l’Hérault</strong></p>

<p>&nbsp;</p>

<h3><strong>Un Département solidaire des Héraultais</strong></h3>

<p>L’action sociale est une compétence obligatoire des Départements. Elle vise à <strong>accompagner</strong> et <strong>soutenir</strong> les personnes en situation de précarité, et contribue au <strong>développement social local.</strong></p>

<p>En 2018, l’Hérault compte <strong>1,150 millions d’habitants</strong> pour lesquels le Département assume la<strong> compétence des solidarités aux personnes</strong>, du nourrisson au senior. Pour venir en aide aux femmes victimes de violences, un véritable <strong>parcours </strong>est mis en place par les agents du Département et l’ensemble de ses partenaires&nbsp;: Etat, Procureur, CAF, monde associatif, police et gendarmerie, services sociaux ...&nbsp; De la prévention à l’accompagnement en passant par la mise à l’abri si nécessaire, c’est une <strong>mobilisation globale </strong>qui répond de façon adaptée et sur mesure à chaque situation.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h3><strong>La mise à disposition d’intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries</strong></h3>

<p>Le Département de l'Hérault cofinance&nbsp;avec l’Etat des <strong>postes de travailleurs sociaux</strong> qui <strong>interviennent directement dans les locaux de la police et de la gendarmerie</strong>. Actuellement quatre <strong>Intervenants Sociaux en Commissariat et Gendarmerie </strong>(<strong>ISCG</strong>) sont en poste sur le département, répartis de la façon suivante&nbsp;:</p>

<ul>
<li>
<p>1 poste au commissariat de police de Montpellier (depuis 2003)</p>
</li>
<li>
<p>1 poste au commissariat de police de Béziers (depuis 2007)</p>
</li>
<li>
<p>2 postes au sein des groupements de gendarmerie Ouest et Est Hérault (depuis 2007 et 2014).</p>
</li>
</ul>

<p>&nbsp;</p>

<p>A compter de<strong> janvier 2019</strong>&nbsp;un <strong>cinquième</strong> poste sera créé sur les communes de Sète et Frontignan, qui ont accepté de contribuer à son financement.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div>L’intervenant(e) social(e) peut recevoir <strong>toute personne majeure ou mineure, dont la situation sociale est marquée par la</strong> <strong>violence</strong> (violences conjugales, agressions racistes ou homophobes…).Son installation au sein même des locaux du commissariat permet d’assurer une <strong>prise en charge rapide et sociale</strong> de la personne, parallèlement au traitement par le policier de la situation. Trois missions leurs sont confiées&nbsp;:</div>

<div>&nbsp;</div>

<ul>
<li><strong>L’accueil</strong> des victimes et/ou personnes en situation de détresse&nbsp;: accueil physique et/ou téléphonique, analyse et évaluation des besoins sociaux.</li>
<li>L’<strong>orientation</strong> et le conseil&nbsp;: orientation vers les services dédiés garantissant un traitement adapté.</li>
<li>Le <strong>relais</strong> vers les partenaires&nbsp;: accès au droit, police, gendarmerie, justice, services sociaux, sanitaires…</li>
</ul>

<div>&nbsp;</div>

<div>Progressivement,<strong> l’ISCG s’est imposé comme essentiel pour libérer la parole. Il prépare les victimes au dépôt de plainte, les met en confiance et déconstruit l’image des forces de l’ordre. </strong>L’accueil repose sur la libre adhésion de la personne et s’effectue dans un cadre confidentiel. Le secret professionnel garantit en effet la confiance accordée et protège la vie privée et la dignité des personnes qui se confient.&nbsp;<strong>​2 383 entretiens ont été réalisés en 2017 par les intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries.</strong></div>

<p>&nbsp;</p>

<h3><strong>La création d’un nouveau centre d’hébergement d’urgence à Béziers</strong></h3>

<div>Jusqu’alors <strong>totalement dépourvu de structures adaptées</strong>, le <strong>grand Biterrois</strong> va désormais accueillir un centre d’hébergement d’urgence dédié aux <strong>victimes</strong> de violences conjugales et à leurs <strong>enfants, </strong>qui&nbsp;ouvrira ses portes en fin d’année 2018. Le centre assurera un accueil d’urgence <strong>24h/24 et 7J/7</strong>. Il permettra à la fois&nbsp;:</div>

<ul>
<li><strong>Une mise à l’abri&nbsp;</strong>des victimes de violences conjugales et de leurs enfants. Cet&nbsp; accueil d’urgence permettra de garantir la <strong>protection des personnes</strong>, <strong>l’écoute</strong> des victimes et une <strong>évaluation approfondie</strong> de leur situation.</li>
<li>Un <strong>accompagnement</strong> des femmes et de leurs enfants dans les <strong>démarches</strong> nécessaires à l’élaboration d’un <strong>nouveau projet de vie. </strong></li>
</ul>

<div>&nbsp;</div>

<div>Les familles seront accueillies temporairement pour une durée pouvant atteindre <strong>6 mois renouvelables une fois.&nbsp;</strong>Au-delà de la mise à l’abri, ce dispositif propose ainsi une <strong>démarche globale et pluridisciplinaire </strong>visant à <strong>réinsérer socialement </strong>ces femmes en grande difficulté psychologique, sociale et financière.&nbsp;Durant leur hébergement, les pensionnaires sont suivies dans le cadre d’un accompagnement&nbsp;en partenariat avec le CIDFF qui mettra à disposition du centre d’hébergement&nbsp;un psychologue, un juriste et un conseiller en insertion professionnelle.</div>

<div>&nbsp;</div>

<div>L’admission au centre se fera uniquement sur orientation d’un service adresseur&nbsp;:</div>

<ul>
<li>Le service social du Département&nbsp;;</li>
<li>Les travailleurs sociaux intervenant au commissariat et gendarmerie sur l’Ouest Hérault&nbsp;;</li>
<li>Le CCAS de Béziers&nbsp;;</li>
<li>Le service social du centre hospitalier de Béziers ou tout autre établissement de santé disposant d’un service d’urgence sur l’Ouest du département.</li>
</ul>

<div>&nbsp;</div>

<h3><strong>La plateforme départementale d’écoute pour femmes victimes de violences conjugales</strong></h3>

<p>Née du partenariat entre le Département de l’Hérault, l’Etat, la CAF, la Métropole de Montpellier, la Ville de Montpellier et le Zonta Club, la plateforme départementale d’écoute pour les femmes victimes de violences est joignable au <strong>04&nbsp;67&nbsp;58&nbsp;07&nbsp;03&nbsp;</strong>du lundi au vendredi de 12h à 17h (prix d’un appel local).&nbsp; Relais du numéro national 39 19 dans l’Hérault, ce service propose une écoute, une orientation et un accompagnement avec possibilité d’accueil de jour (sans hébergement). Pour les femmes victimes de violences, c'est également un lieu où elles peuvent se réfugier avec leurs enfants, échanger et participer à des ateliers de création et d’écriture, un exutoire indispensable pour exorciser&nbsp;les angoisses dans cette démarche de réparation.En moyenne la plateforme reçoit <strong>800 appels par an.</strong></p>

<div>&nbsp;</div>

<h2><strong>UN NECESSAIRE TRAVAIL EN RESEAU</strong></h2>

<div>&nbsp;</div>

<p>Il existe <strong>huit</strong> <strong>r</strong><strong>éseaux</strong> de lutte contre les violences faites aux femmes sur le département l’Hérault&nbsp;:&nbsp;&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<p><strong>Nom du réseau</strong></p>
</td>
<td>
<p><strong>Secteurs concernés</strong></p>
</td>
<td>
<p><strong>Animé par</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p>Agde</p>
</td>
<td>
<p>Agde / Pézenas</p>
</td>
<td>
<p>CIAS (Centre Intercommunal d'Action Sociale)</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Réseau santé ville</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p>Bassin de Thau</p>
</td>
<td>
<p>ADS Bassin de Thau</p>

<p>ADS Thau littoral</p>

<p>&nbsp;</p>
</td>
<td>
<p>Association Via Voltaire</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p>Béziers Méditerranée</p>

<p>&nbsp;</p>
</td>
<td>
<p>Béziers</p>
</td>
<td>
<p>Agglomération Béziers Méditerranée</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p>Cœur d’Hérault</p>

<p>&nbsp;</p>
</td>
<td>
<p>Lodève / Gignac&nbsp;/ Clermont l’Hérault</p>
</td>
<td>
<p>Association Via voltaire</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p>Lunellois</p>

<p>&nbsp;</p>
</td>
<td>
<p>ADS Lunellois</p>
</td>
<td>
<p>CIDFF</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p>Montpelliérain</p>

<p>&nbsp;</p>
</td>
<td>
<p>Montpellier / Pignan / Lattes</p>
</td>
<td>
<p>Association Via voltaire</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p>Pays de L’Or</p>

<p>&nbsp;</p>
</td>
<td>
<p>ADS Etang l’or</p>
</td>
<td>
<p>CIDFF</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p>Pic st Loup/Gangeois</p>

<p>&nbsp;</p>
</td>
<td>
<p>ADS Pic St Loup Gangeois</p>
</td>
<td>
<p>CIDFF</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>

<p>&nbsp;</p>

<p>Ces instances regroupent l'ensemble des acteurs institutionnels et associatifs des domaines sanitaires, sociaux, préventifs, éducatifs, judiciaires. Ensemble ils travaillent&nbsp;à repérer les besoins, mettre en œuvre des actions communes et améliorer leurs pratiques professionnelles. Les réseaux organisent leur action autour de<strong> commissions thématiques</strong>. Ils créent ainsi des espaces de rencontre et de coopération, de mise en cohérence, <strong>d'innovation et de créativité</strong>. Les commissions fédèrent la participation des acteurs professionnels et associatifs, qui partagent leurs observations et impulsent des projets.</p>

<p>&nbsp;</p>