Parcours atypiques

Si les formations générales vous ennuient ou ne vous conviennent pas, une alternative s’offre à vous : l’apprentissage.

Du CAP au bac pro, jusqu’au BTS ou la licence, cette formation en alternance présente des avantages : elle prépare à un métier, avec un encadrement personnalisé et une rémunération. Des bacheliers se sont laissé tenter par cette formation. Ils témoignent.


Jessica, apprenti-boucher à la boucherie-traiteur Denis à Frontignan :

« Les filles ont leur place dans ce milieu si l’envie est là ». A 23 ans, son bac en poche mais indécise sur son orientation, elle a finalement choisi la boucherie et ne le regrette pas. En apprentissage depuis un an, cette jeune femme énergique apprécie le travail artisanal et ne ménage pas ses efforts pour bien faire. A l’entendre, tout lui plaît, « partir d’un produit brut et voir le résultat fini », ou encore « le côté décoratif, le souci de l’esthétique important dans cet l’établissement ». Son patron, Didier Marragou, apprécie sa motivation et reconnaît son mérite à réaliser « un travail physique pas facile ». Comme tous les apprentis qu’il a reçus, il l’encourage à poursuivre ses études après le CAP, car, malgré tout, dans ce milieu masculin, « elle devra faire mieux que les garçons pour réussir. Aussi, les qualifications lui ouvriront les portes ». Que l’on soit un garçon ou une fille, « les métiers de l’artisanat offrent la possibilité de devenir son propre patron ». Une finalité intéressante dans des domaines d’activité où les débouchés sont nombreux !


Benjamin et Belhassen, apprentis chez les Compagnons du devoir à Baillargues :

L’un et l’autre ont été attirés par la réputation de la formation qui s’étend au-delà des frontières. Bacheliers, donc dispensés des matières générales (maths, français, etc.), ils ont réalisé leur apprentissage en seulement 1 an. En contre partie, ils ont du réaliser un « travail d’adoption », une maquette qu’ils ont présentée au concours du Meilleur apprenti de France, dans la catégorie plomberie. Désormais, aspirant-compagnons, c’est-à-dire « acceptés par la communauté », tous deux sont ravis de cette formation où ils ont trouvé « un esprit de fraternité et une volonté de transmission du savoir ». Les voilà désormais partis sur les routes pour débuter leur tour de France du compagnonnage. Chacun a choisi un artisan où il va poursuivre sa formation. A la fin de l’année, ils seront « compagnons »,  pour eux « l’aboutissement d’un bon apprentissage ». Mais ils ne comptent pas s’arrêter si vite, tous deux veulent tourner quelques années avant de poser leurs valises et créer leur propre entreprise. Benjamin choisira « la meilleure région où s’installer » tandis que Belhassen envisage de s’établir chez lui, en Tunisie.

 

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